Une nouvelle à lire

Nouveauté

couvbdb.jpgBlanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :

Bordeaux, quartier de Bacalan - été 1996 : Coquelicot, un ancien privé, et le Grand Francis, son ami d’enfance, gouttent une retraite paisible au comptoir du « Rendez-vous des chasseurs ». Mais l’annonce de la destruction de la Cité Lumineuse, cette grande barre qui longe la Garonne, va bouleverser leur vie.
Le quartier se vide peu à peu. Seuls quelques résistants luttent pour sauver leur immeuble et, dans l’ombre, certains sont prêts à tout pour faire échouer leur action.
Qui essaye de compromettre davantage la mauvaise réputation de ce quartier populaire ? Pourquoi ces meurtres ? Qui sont ces hommes qui obligent Coquelicot à reprendre du service ?

 

 

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Mardi 29 avril 2008
Voici un groupe au nom improbable. Je ne sais même pas comment cela se prononce. Ni ce que cela veut dire. Il en est de même pour le titre. Ce que je sais, en revanche,  c'est que le mélange hétéroclite qui compose cet album est du meilleur effet. Une invitation au voyage. Hétéroclite ne veut pas dire cependant sans unité. Il y a derrière cet assemblage aux allures d'auberge espagnole la patte d'un capitaine qui tient la barre, solide, qui garde le cap : Olivier Salaun, par ailleurs auteur du recueil Il y a un trou dans votre CV... aux éditions Antidata.

L'été approche, malgré les dire de Joel Collado, la grenouille radiophonique de France Inter, ex-aequo avec le pouvoir d'achat dans le déboulonnage du moral des français. Vous vous demandez sans doute jusqu'où il vous faudra aller pour trouver du soleil lors de vos prochaines vacances et combien tout cela va encore vous coûter. Commencez pas écouter cet album : il évoque les grands espaces, la brise légère des petits matins en pays inconnus. Et cela pour une somme tout à fait modique.

écouter/acheter Yvettela Musipontaine de Cvantez
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Lundi 7 avril 2008
alister.jpg

Alister est un ami et je ne ferai pas semblant d'avoir choisi son disque parmi toutes les nouveautés du moment sur des critères uniquement artistiques. J'ai travaillé avec lui à l'édition de son recueil de nouvelles Playlist (publié sous son vrai nom, Christophe Ernault, aux éditions Antidata). J'ai retrouvé dans cet album la verve désinvolte et l'humour grinçant de ses nouvelles.

Alister livre une pop énergique et élégante, revendiquant des accents british puisés dans les années 80 de Moon Martin ou des Squeeze, dans les chansons des Beatles aussi, assumant un côté variété hexagonal sur des mélodies douces amères parfois, hargneuses quand il le faut mais jamais en colère, déroulant des textes ciselés à l'humour désabusé sur des dissonances nécessaires à l'impression d'harmonie qui se dégage de ce doux bordel organisé. 
Les chansons d'Alister sentent le tabac froid, les nuits blanches, le spleen du petit matin, les désillusions d'une virée nocturne dans Paris qui n'a pas vraiment tenu ses promesses. La solitude malgré le monde autour : Moi j'ai rien à faire, y'a personne qui m'attend, lance-t-il sur Paris by night. Alister est un dandy glam rock en baskets qui pose les questions de sa génération perdue, les trentenaires qui ne trouvent pas leur place, leur sens, dans un monde individualiste qui les pousse au nombrilisme festif : Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? Est-ce que je suis normal ? Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? 
Aucun mal ne vous sera fait. Pas menteur en plus. Il n'y a que du plaisir sur cet album.

Pour l'écouter

http://www.myspace.com/alistermusic
Pour l'acheter
 http://musique.fnac.com/a2227500/Alister-Aucun-mal-ne-vous-sera-fait-CD-album?PID=2

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Lundi 7 avril 2008

En écho à l'article sur Alister, voici un article que j'avais écrit pour le Messager au printemps 2007. Alister avait composé la moitié des titres de cet album.



Avec son teint diaphane et sa robe noire, ses grands yeux expressifs et son sourire, d’aucuns voient en elle la nouvelle Juliette Gréco. D’autres lui trouvent du Dani, du Piaf. Adrienne Pauly ne renie pas l’influence de ces aînées, auxquelles elle ajoute Janis Joplin, Fréhel et Catherine Ringer des Rita Mitsouko. Pourtant, il y a quelque chose d'original chez elle, un grain de folie, du désordre, un côté bordélique, un peu paumée, des choses qui ne sont qu’à elle. Et si Adrienne Pauly n’était pas tout simplement elle-même.

Tombée dans le milieu artistique à la naissance - son père est réalisateur, sa mère scénariste -  Adrienne Pauly fuira pourtant rapidement le cinéma, milieu dans lequel elle ne se sent pas à sa place, après quelques apparitions sur l'écran. Et c’est dans la musique, à la faveur de quelques bonnes rencontres, qu’elle s'épanouit à 27 ans.

Elle écrit elle-même les textes de ses chansons dans lesquels elle sait jouer des mots crus du titi parisien et de l’autodérision quand il le faut. Personnels et sensibles, entre tendresse et cri du coeur, ces textes sont nées de la solitude, mais c’est en s’entourant généreusement qu’elle a pu les faire éclore véritablement. Convoqués à la réalisation de ce premier album, Yarol Poupaud de F.F.F.,  mais aussi Albin de la Simone, Camille Balbaz, M ou encore Christophe Ernault. Ce dernier signe cinq des onze compositions qui constituent cet opus dont le fameux « J’veux un mec ». De Christophe Ernault (aussi connu sous le nom d'Alister), elle dit qu’il a fait naître son style, « une variété rock velours » selon ses propres termes.

Ceux qui l’ont vue sur scène, ou plus nombreux sans doute pour sa performance en direct lors de la cérémonie des Victoires de la Musique, où elle était nominée deux fois cette année, (album révélation et artiste révélation), savent qu’Adrienne Pauly a un petit grain de folie qui la différencie des autres chanteuses françaises du moment. Quelque chose de plus personnel, d'entier baigne ses chansons, une capacité d’immersion dans l’air du temps qu’elle restitue avec justesse. L'air de rien, elle plaque sur sa génération un regard attendri et pourtant sans concession car ce regard est avant tout celui qu’elle porte sur elle-même, la presque trentenaire désœuvrée en mal d’amour. Beaucoup ce reconnaitront en elle. Toutes celles qui ont crié un jour « j'veux un mec » pour commencer.

Adrienne Pauly ne souhaite qu’une chose : que ses chansons soient des airs populaires, des airs qu’on retient, des airs de la rue. Généreuse sur scène avec sa bande de musicien, mi vamp, mi sale gosse, voici la môme Pauly à découvrir sur scène à Bordeaux où elle se produira à la Rock School de Barbey le 15 juin ou à Agen le 5 juillet, en plein air cette fois-ci.

 

Adrienne Pauly - 1 CD, 11 titres, Remark records, Warner Music France

www.myspace.com/adriennepauly

 

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Jeudi 27 mars 2008

Ce soir, autour de minuit, sur les ondes de France Bleu, dans l'émission Les petites histoires (prod. Claire Kheitmi) sera diffusé Dans la poche. L'histoire commence ainsi : Depuis que le monde est monde, chaque homme frappé par le coup du sort a levé les bras au ciel et a crié "pourquoi ?". Non, c'est pas vrai, ça c'est la première phrase de Médecin des esprits perdus un roman de Konsalik. Et on se demande si lui aussi ne l'avait pas un peu perdu, l'esprit, pour écrire des trucs pareils...

Je ne vous dirai pas comment commence Dans la poche et encore moins comment ça finit. Pour le savoir, il vous faudra écouter.

Pour trouver la fréquence de France Bleu dans votre ville, suivre le lien ci-dessous :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=ecd89d0f0a720928c84bab6b8f2815ed

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