Surprenante, la lucidité de ce jeune homme un peu timide. Ses propos sur l'art cinématographique et les rapports qu'il entretient avec les producteurs et leurs intérêts commerciaux sont visionnaires : ceci date de 1957.
Blanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de
paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :

Je ne pouvais, après avoir parlé comme je l'avais fait de la pièce de Rodrigo Garcia, vous laisser sans rien vers quoi vous retourner. Puisque nous
étions au théâtre, restons-y, avec la pièce d'Arthur Miller, Mort d'un commis voyageur, dans laquelle l'auteur condamne le rêve américain. 
Loman (Low man...) est esclave des exigences de la société de consommation à laquelle il s'est soumis en se trompant de rêve. N'ayant plus l'efficacité et l'endurance nécessaire à son
travail, il finit par être licencié. Accablé par les crédits, il se dit, qu'après tout le chemin parcouru, un homme vaut davantage mort que vivant. Terrible, sobre, efficace, la pièce d'Arthur
Miller, sans artifice racolleur et de façon intemporelle (la pièce date pourtant de 1949 et le texte est toujours d'actualité quand Rodrigo Garcia met en scène des happenings tels que l'on en
fait plus depuis les années 70) touche au but et marque le spectateur.
A défaut de représentation théâtrale, vous pouvez vous rabattre sur l'adaptation cinématographique qu'en a fait Volker Schlondorff en 1985, avec Dustin Hoffman et John Malkovitch, entres autres.
Et quand le texte est aussi bien servi, nous ne boudons pas notre plaisir.
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