Une nouvelle à lire

Nouveauté

couvbdb.jpgBlanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :

Bordeaux, quartier de Bacalan - été 1996 : Coquelicot, un ancien privé, et le Grand Francis, son ami d’enfance, gouttent une retraite paisible au comptoir du « Rendez-vous des chasseurs ». Mais l’annonce de la destruction de la Cité Lumineuse, cette grande barre qui longe la Garonne, va bouleverser leur vie.
Le quartier se vide peu à peu. Seuls quelques résistants luttent pour sauver leur immeuble et, dans l’ombre, certains sont prêts à tout pour faire échouer leur action.
Qui essaye de compromettre davantage la mauvaise réputation de ce quartier populaire ? Pourquoi ces meurtres ? Qui sont ces hommes qui obligent Coquelicot à reprendre du service ?

 

 

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Vendredi 6 juin 2008
Site dédié à la littérature noire, ouvrira ses portes prochainement.

Vous pouvez dès maintenant vous inscrire sur le site afin d'être informés de son lancement.

De temps en temps, j'y publierai des impressions de lecture, noire forcément.

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Lundi 19 mai 2008
Certains connaissent peut-être Nicolas Beaujon, financier français du XVIIIe siècle, né à Rouen en 1718 et mort en 1786, ancien propriétaire du palais de l'Élysée qu'il vendit en viager à Louis XVI. Il était également l'heureux propriétaire du tableau « Les Ambassadeurs » de Hans Holbein (1497-1543), tableau aujourd'hui visible à la National Gallery à Londres, et qui vaut, pour son anamorphose au premier plan, à lui seul le voyage outre-manche. C'est ce tableau qui inspira à Henry James (1843-1916) son roman, « Les Ambassadeurs ».
Il y a beaucoup à découvrir dans les musées. C'est ce à quoi nous convie Nicolas Beaujon, un autre cette fois-ci, né en 1964 à Mont-de-Marsan, à travers un roman plein d'humour : « Le patrimoine de l'humanité ». Mais c'est l'envers du décor qu'il nous propose, une sorte de « Racines et des Ailes » version trash, à travers les débuts dans la profession d'agent de contact (gardien de musée) du narrateur qui passe ce concours de la fonction publique tout en rêvant de devenir une Rock Star.
Nicolas Beaujon a sans doute lui-même travaillé dans un musée pour en tirer ces pages à la fois drôles (les lettres des syndicats ont-elles vraiment été inventées par l'auteur ? Elles valent à elles seules le détour. Ne passez pas non plus à côté de la scène du colis suspect), amères, désespérées (par le formatage administratif du personnage) tout en témoignant d'une certaine tendresse pour ce milieu.
Nicolas Beaujon aurait pu se contenter d'un récit en forme de journal de bord relatant des anecdotes truculentes de la vie dans un musée mais il va plus loin, montrant la transformation du personnage qui finit par reléguer ses rêves au second plan pour embrasser pleinement sa carrière d'agent de contact.
L'histoire couvre les années 1987 à 1992. L'année 1990 est certainement la plus marquante, la plus désespérante aussi : il n'y a que des pages blanches.

Le patrimoine de l'humanité de Nicolas Beaujon - éd. le Dilettante, 224 p., 16 euros


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Mardi 13 mai 2008

Les catastrophes naturelles se suivent : cyclone en Birmanie, tremblement de terre en Chine.

Le roman de Matthieu Jung, sorti en 2007, reste d'actualité.

Voici l'article que j'avais écrit à son sujet pour le Messager.
Matthieu Jung : salon du livre 2007

Pour son premier roman, La vague à l’âme, Matthieu Jung revient sur ce terrible événement qui marqua les fêtes de fin d’année en 2004 : le tsunami qui frappa les côtes asiatiques. Tout le monde se souvient des images de télévision passées en boucle, des scènes de dévastation, des milliers de morts que l’on n’arrivait plus à compter, de ceux qui avaient survécu, qui avaient tout perdu et dont les journalistes recueillaient les témoignages quand ils étaient encore groggy par le choc qu’ils venaient de subir.

Notre foie gras en était rance et le vin avait un goût de piquette cette année-là. Submergé par une vague de mauvaise conscience, le monde occidental s’est alors précipité au chevet du malade dans « un formidable élan de générosité qui a suivi » cette catastrophe. C’est plus précisément sur cet effet du tsunami, plus que sur le fait lui-même que se penche Matthieu Jung, sur cette orgie de don, cette générosité de conséquence, débordante, outrancière, forcée, poussée à l’absurde et peut-être, au final, vaine.

Matthieu Jung est un écrivain qui prend du recul, se documente, analyse, décortique et qui, par son roman, permet aux autres, nous, qui n’avons pas toujours le temps pour tout cela, de comprendre ce qui nous arrive. Sous cette plume, on sent le travail de l’auteur tel qu’il doit être, orienté vers le monde, pour pouvoir par ses mots nous le rendre lisible.

 

La vague à l’âme – Matthieu Jung (éd. Scali – 18 €)
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Lundi 5 mai 2008
Alimenter ce blog prend un temps fou, alors pardonnez-moi si de temps en temps, je tombe dans la facilité et publie quelques anciens articles parus ici et là. Celui-ci est paru en 2002 dans le numéro 10 de la revue Antidata, numéro anniversaire pour lequel Maud Tabachnik avait aimablement écrit une nouvelle, Elle était si jolie.  


Son style est précis, pragmatique, sans digression. D'une plume acérée, Maud Tabachnik écrit pour son lecteur. Elle se plait à le manipuler, le balader dans des endroits où il ne fait pas bon mettre les pieds. Jamais elle ne se met en avant, privilégiant toujours son récit. Et ça marche. Elle fait partie aujourd'hui des best-sellers du roman policier.
Pour autant, Maud tabachnik ne s'efface pas derrière une recette efficace. Un petit vent libertaire souffle sur ses romans, et le mauvais esprit est souvent présent. Ses polars se déroulent pour la plupart aux Etats-Unis, mais Maud Tabachnik fait bien partie des grands auteurs du roman noir français, avec des influences revendiquées par l'auteur elle-même de Block, Chase, Caïn, loin d'Agatha Christie ou de P.D. James.
Malgré une arrivée tardive sur la scène éditoriale( elle publie sont premier roman en 1991 après avoir exercé pendant 17 ans le métier de kinésithérapeute), Maud Tabachnik a déjà une vingtaine de romans à son actif, dont une bonne partie chez Viviane Hamy (Un été pourri, La mort quelque part, Gémeaux,…). Maud Tabachnik est une boulimique d'écriture qui dit-elle "n'a pas vocation de traitement, mais lui est devenue indispensable". Pour preuve de sa productivité, ses trois derniers romans parus en 2001 et 2002 : Le cinquième jour (Albin Michel, 2001), Mauvais frères (Albin Michel, 2002), La haine vous appartient (Le Masque, 2002).
Dans ce dernier roman paru, Maud Tabachnik quitte les Etats-Unis, théâtre habituel de ses explorations des dysfonctionnements psychologiques des serial killers, pour un polar bien français qui prend sa source dans la période de l'occupation allemande. Des comptes restent à régler de ce côté-là…

Pour des informations plus récentes sur Maud Tabachnik, visitez
son site.

 

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