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Blanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de
paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :
ouvrira ses portes prochainement.
Certains connaissent peut-être Nicolas Beaujon, financier français du XVIIIe siècle, né à Rouen en 1718 et mort en 1786, ancien
propriétaire du palais de l'Élysée qu'il vendit en viager à Louis XVI. Il était également l'heureux propriétaire du tableau « Les Ambassadeurs » de Hans Holbein (1497-1543), tableau aujourd'hui
visible à la National Gallery à Londres, et qui vaut, pour son anamorphose au premier plan, à lui seul le voyage outre-manche. C'est ce tableau qui inspira à Henry James (1843-1916) son roman, «
Les Ambassadeurs ».Le patrimoine de l'humanité de Nicolas Beaujon - éd. le Dilettante, 224 p., 16 euros
Les catastrophes naturelles se suivent : cyclone en Birmanie, tremblement de terre en Chine.
Le roman de Matthieu Jung, sorti en 2007, reste d'actualité.
Pour son premier roman, La vague à l’âme, Matthieu Jung revient sur ce terrible événement qui marqua les fêtes de fin d’année en 2004 : le tsunami qui frappa les côtes asiatiques. Tout le monde se souvient des images de télévision passées en boucle, des scènes de dévastation, des milliers de morts que l’on n’arrivait plus à compter, de ceux qui avaient survécu, qui avaient tout perdu et dont les journalistes recueillaient les témoignages quand ils étaient encore groggy par le choc qu’ils venaient de subir.
Notre foie gras en était rance et le vin avait un goût de piquette cette année-là. Submergé par une vague de mauvaise conscience, le monde occidental s’est alors précipité au chevet du malade dans « un formidable élan de générosité qui a suivi » cette catastrophe. C’est plus précisément sur cet effet du tsunami, plus que sur le fait lui-même que se penche Matthieu Jung, sur cette orgie de don, cette générosité de conséquence, débordante, outrancière, forcée, poussée à l’absurde et peut-être, au final, vaine.
Matthieu Jung est un écrivain qui prend du recul, se documente, analyse, décortique et qui, par son roman, permet aux autres, nous, qui n’avons pas toujours le temps pour tout cela, de comprendre ce qui nous arrive. Sous cette plume, on sent le travail de l’auteur tel qu’il doit être, orienté vers le monde, pour pouvoir par ses mots nous le rendre lisible.
La vague à l’âme – Matthieu Jung (éd. Scali – 18 €)
Son style est précis, pragmatique, sans digression. D'une plume acérée, Maud Tabachnik écrit pour son lecteur. Elle se plait à le manipuler, le balader dans des
endroits où il ne fait pas bon mettre les pieds. Jamais elle ne se met en avant, privilégiant toujours son récit. Et ça marche. Elle fait partie aujourd'hui des best-sellers du roman
policier.
Pour autant, Maud tabachnik ne s'efface pas derrière une recette efficace. Un petit vent libertaire souffle sur ses romans, et le mauvais esprit est souvent présent. Ses polars se déroulent pour
la plupart aux Etats-Unis, mais Maud Tabachnik fait bien partie des grands auteurs du roman noir français, avec des influences revendiquées par l'auteur elle-même de Block, Chase, Caïn, loin
d'Agatha Christie ou de P.D. James.
Malgré une arrivée tardive sur la scène éditoriale( elle publie sont premier roman en 1991 après avoir exercé pendant 17 ans le métier de kinésithérapeute), Maud Tabachnik a déjà une vingtaine de
romans à son actif, dont une bonne partie chez Viviane Hamy (Un été pourri, La mort quelque part, Gémeaux,…). Maud Tabachnik est une boulimique d'écriture qui dit-elle
"n'a pas vocation de traitement, mais lui est devenue indispensable". Pour preuve de sa productivité, ses trois derniers romans parus en 2001 et 2002 : Le cinquième jour (Albin
Michel, 2001), Mauvais frères (Albin Michel, 2002), La haine vous appartient (Le Masque, 2002).
Dans ce dernier roman paru, Maud Tabachnik quitte les Etats-Unis, théâtre habituel de ses explorations des dysfonctionnements psychologiques des serial killers, pour un polar bien français qui
prend sa source dans la période de l'occupation allemande. Des comptes restent à régler de ce côté-là…
Pour des informations plus récentes sur Maud Tabachnik, visitez son site.
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