1er jour
J'atterris à Tokyo, enfin, à la mi-journée, après douze heures de vol plié en deux, somnolant entre deux séries-b américaines. J'ai la tête d'un fêtard après une nuit blanche passée à écumer les
bars. La gueule de bois en moins.
A la sortie de l'aéroport, je prends un Limousine bus en direction de Tokyo. Je m'endors très vite, vaincu par la fatigue. Je sais que je dors la bouche ouverte, comme si je manquais d'air. L'air
climatisé de l'avion a eu raison de mes sinus. Je m'en moque. Il n'y a personne dans le bus. Et je veux dormir.
Il faut 1h30 pour rejoindre le centre de Tokyo depuis l'aéroport de Narita. Je me réveille alors que le bus emprunte le Rainbow bridge, immense, qui traverse le port. Une brume de chaleur
recouvre la ville, dissimule les buildings sous un voile vaporeux.
Après une douche pour chasser la fatigue, je sors de l'hotel pour boire un thé glacé, manger un peu. Je suis affamé. Le ciel est bleu, limpide, un vent frais souffle dans les rues. Sur les
trottoirs défilent en continu les piétons disciplinés, l'un derrière l'autre : des salary-men, des écolières en jupes plissées, des bimbos exentriques perchées sur des talons aiguilles. Je suis
arrivé à Tokyo.