Une nouvelle à lire

Nouveauté

couvbdb.jpgBlanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :

Bordeaux, quartier de Bacalan - été 1996 : Coquelicot, un ancien privé, et le Grand Francis, son ami d’enfance, gouttent une retraite paisible au comptoir du « Rendez-vous des chasseurs ». Mais l’annonce de la destruction de la Cité Lumineuse, cette grande barre qui longe la Garonne, va bouleverser leur vie.
Le quartier se vide peu à peu. Seuls quelques résistants luttent pour sauver leur immeuble et, dans l’ombre, certains sont prêts à tout pour faire échouer leur action.
Qui essaye de compromettre davantage la mauvaise réputation de ce quartier populaire ? Pourquoi ces meurtres ? Qui sont ces hommes qui obligent Coquelicot à reprendre du service ?

 

 

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Samedi 28 juin 2008
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Jeudi 19 juin 2008
1er jour
J'atterris à Tokyo, enfin, à la mi-journée, après douze heures de vol plié en deux, somnolant entre deux séries-b américaines. J'ai la tête d'un fêtard après une nuit blanche passée à écumer les bars. La gueule de bois en moins.
A la sortie de l'aéroport, je prends un Limousine bus en direction de Tokyo. Je m'endors très vite, vaincu par la fatigue. Je sais que je dors la bouche ouverte, comme si je manquais d'air. L'air climatisé de l'avion a eu raison de mes sinus. Je m'en moque. Il n'y a personne dans le bus. Et je veux dormir.
Il faut 1h30 pour rejoindre le centre de Tokyo depuis l'aéroport de Narita. Je me réveille alors que le bus emprunte le Rainbow bridge, immense, qui traverse le port. Une brume de chaleur recouvre la ville, dissimule les buildings sous un voile vaporeux.

Après une douche pour chasser la fatigue, je sors de l'hotel pour boire un thé glacé, manger un peu. Je suis affamé. Le ciel est bleu, limpide, un vent frais souffle dans les rues. Sur les trottoirs défilent en continu les piétons disciplinés, l'un derrière l'autre : des salary-men, des écolières en jupes plissées, des bimbos exentriques perchées sur des talons aiguilles. Je suis arrivé à Tokyo.
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Jeudi 19 juin 2008
2e jour
Je me lève très tôt et sors pour prendre un petit déjeuner sur  ce qui ressemble à une terrasse de café. Il est minuit à Paris et j'ai les yeux gonflés du sommeil qu'ils n'ont pas eu. Je suis encore dans le premier stade du décalage horaire. Je sais que bientôt mon corps entrera en résistance et que je tiendrai malgré le manque de repos, sur les nerfs et les litres de café. Jusqu'à mon retour en France où il me faudra plusieurs jours pour reprendre un rythme de vie normal.
Le ciel de Tokyo est blanc, uniforme, brumeux. Je vais passer la journée au quarantième étage d'une tour dans laquelle je  vais  enchainer les rendez-vous, une trentaine en tout, de 8h30 à 18h30. Je ferai de mon mieux pour cacher mes coups de pompes.
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Jeudi 19 juin 2008
3e jour
Tokyo est sous la pluie. C'est la saison. Je me suis levé tard, j'ai eu du mal à trouvé le sommeil.
Je prends la JR line en direction du parc de Ueno dans lequel se trouvent beaucoup de musées.
Je traverse le parc sous une pluie incessante. Je suis trempé. Je songe à m'acheter un petit parapluie transparent. Tout le monde en a autour de moi.
J'arrive devant le musée d'art occidental. La collection est belle mais malheureusement pas entièrement montrée. Une histoire de travaux ou je ne sais quoi. Le christ de Le Greco manque à l'appel. Je suis un peu déçu et quitte rapidement le musée. Dehors, la pluie est toujours là. Je me réfugie dans un café. L'heure tourne. Un rendez-vous professionnel m'attend.
Le soir, après les obligations professionnelles, je sors avec quelques membres de la délégation sur Roppongi, le quartier cosmopolite de Tokyo. Nous nous retrouvons dans un restaurant parmi des japonais. Aucun occidental ici. Nous passons la soirée avec un japonais passablement éméché, partageons quelques bières avec lui, discutons avec l'une de ses collègues moins ivres. Ils font tous partie de la même firme ; c'est une sortie entre membre du bureau. Certains semblent avoir décidé d'aller jusqu'au bout de leur résistance à l'alcool. La limite n'est plus loin avant le coma  éthylique.
Je rentre à l'hôtel en taxi. Avec leurs sièges recouverts de dentelle, les taxi japonais me font toujours penser à des intérieurs de vieilles filles.
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