Après Liège, Bruxelles.
Voici la photo de l'enseigne du cinéma Nova situé non loin de la célèbre Grand-Place. Un petit bijou qui mériterait d'être exposé au Musée International d'Art Modeste.
Ca a quand même une autre gueule que les grands complexes péri-urbains qui n'ont que la "beauté" de leur parking et la profusion de pop-corn à
opposer à l'inventivité des salles indépendantes.
cinéma Nova, Bruxelles
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Vendredi 12 septembre 2008
Cet été, j'ai pris un peu de temps pour faire cela.
Entre quatre z'yeux - acrylique sur toile dimension 100x73
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J’ai débuté l’été par un séjour en Belgique, à Liège. J’étais assez enthousiaste à l’idée de passer quelques
jours dans la ville de Georges Simenon, d’autant plus que je venais d’entreprendre la rédaction d’un nouveau roman policier. Ecrire quelques lignes de celui-ci là même où Simenon a débuté avait
quelque chose d’intriguant.
J’ai pris un train Thalys jusqu’à Bruxelles où j’ai changé pour un train régional, plus lent. Bien sûr, il
existe un train direct de Paris à Liège mais cette correspondance ajoutait un peu de dépaysement au voyage.
La pluie m’a accueilli à la descente du train. J’ai sauté dans un taxi à la sortie de la gare, un immense enchevêtrement de
métal, œuvre encore inachevée de l’architecte Calatrava. Après un bref passage à l’hôtel, j’ai décidé d’aller faire un tour à pied le long de la Meuse. La pluie me laissait un peu de
répit.

Liège a des allures de station balnéaire hors saison, ou même désaffectée. Le front de Meuse alterne les immeubles des années d’après guerre et les petits hôtels particuliers élégants du XIXe
siècle, signe d’une prospérité disparue. Le ciel est bas. Quelques péniches filent sur le fleuve. Un sentiment d’abandon règne dans l’air. Comment Simenon aurait-il pu écrire autre chose que des
histoires de meurtre ? Je me suis enfoncé dans une petite rue, j’y ai découvert le long d’un canal des alignements de petites maisons de briques aux façades si étriquées et si mal
entretenues qu’elles m’ont fait penser à des culs de vieilles filles.

Je suis retourné vers la Meuse, je l’ai longée, suis tombé sur le palais des congrès et son bunker hôtel Holiday Inn. J’ai eu l’impression d’être arrivée au bout du monde, à la fin des terres, au
dernier hôtel avant le vide mais qu’il était déjà trop tard.
Je suis retourné à mon hôtel, juste
avant que la pluie ne reprenne, plus forte encore qu’à mon arrivée.
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Lundi 1er septembre 2008. Au boulot !
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