Une nouvelle à lire

Nouveauté

couvbdb.jpgBlanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :

Bordeaux, quartier de Bacalan - été 1996 : Coquelicot, un ancien privé, et le Grand Francis, son ami d’enfance, gouttent une retraite paisible au comptoir du « Rendez-vous des chasseurs ». Mais l’annonce de la destruction de la Cité Lumineuse, cette grande barre qui longe la Garonne, va bouleverser leur vie.
Le quartier se vide peu à peu. Seuls quelques résistants luttent pour sauver leur immeuble et, dans l’ombre, certains sont prêts à tout pour faire échouer leur action.
Qui essaye de compromettre davantage la mauvaise réputation de ce quartier populaire ? Pourquoi ces meurtres ? Qui sont ces hommes qui obligent Coquelicot à reprendre du service ?

 

 

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Vendredi 22 février 2008
Jusqu'au 14 février dernier se tenait au musée d'Orsay l'exposition Musée d'Orsay, musée intime de la photographe Sophie Boegly. 136 portraits des membres du personnel, parmi lesquels le mien, ci-dessous :

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In bed with Jean-Claude Lalumière
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Vendredi 15 février 2008
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L’histoire se déroule à la fin de la Grande Guerre, 14-18. Le gouvernement belge demande au gouvernement français de lui prêter sa guillotine, et Deibler, le bourreau qui va avec, afin d’exécuter un condamné à mort pour un double meurtre. Furnes, la ville belge dans laquelle doit se dérouler l’exécution, se trouve sous contrôle allemand. Un étrange équipage, conduit par un manchot, le lieutenant Verbrugge et le capitaine Loth, gueule cassée et poète à ses heures, quitte alors Paris, pour convoyer la « veuve » et son bourreau, à travers les champs de bataille, au-delà des lignes ennemis.

S’inspirant de faits réels, François Sureau mêle dans ce court roman, échanges épistolaires, récits de soldats, notes et rapports officiels, et pose ainsi la distance nécessaire à la traversée des champs d'horreur de la guerre avec ses corps déchiquetés, ses vies qui ne sont plus dans la seconde qui suit, ces corps qui disparaissent, pulvérisés dans l'explosion d'une bombe et oublié, comme s'ils n'avaient jamais vraiment existé, parce qu'il faut poursuivre et survivre à la boucherie. Et au sortir du champ de ruines et des charniers à ciel ouvert, de ce monde où la vie n'est plus, où l'avenir est un concept qui n'a plus cour, la ville de Furnes, paisible, à l'arrière. Reprend alors le récit, réservé au soldat dans le roman, ceux qui vivent de l'intérieur l'absurde conflit : « Furnes ne ressemble à rien. … Les maisons de Furnes ont des façades d’escalier. Ces escaliers ne vont nulle part. Le ciel est bas et pourtant on ne peut pas y monter. Les portes ressemblent à des culs d’apothicaires. Les fenêtres à bords de cuivre sont toutes fermées. Dedans, ça doit puer le genièvre et l’encaustique. Ca doit sentir les cent vertus des gens qui ne sont jamais partis ». C'est pour satisfaire ces gens-là, les planqués de l’arrière, qu'ils ont risqué leur peau et transporté sous le feu « les bois de justice », pour que ce qui ne savent rien de la guerre se satisfassent d'une mort de plus, symbolique, au nom de la justice quand au front la mort finit, dans sa monstruosité, par passer inaperçue. Les soldats qui la redoutent, l’oublient ou finissent par l’attendre, résignés, savent bien que la mort n’a rien à voir avec la justice.

L’obéissance pose une question simple. Pouvait-on faire encore plus absurde que cette guerre des tranchées, meurtrière et aveugle ? Mais il en est une autre qui vient à la lecture de ce roman passionnant. Pourquoi cette application à mener à son terme cette mission, pourquoi cet acharnement à l’obéissance ?

  « L’Obéissance » de François Sureau – éd. Gallimard, 156 p., 11,90 euros

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Mardi 12 février 2008
Ce soir, sur les ondes de France Bleu, dans l'émission Les petites histoires (prod. Claire Kheitmi) sera diffusé Pause sandwich, une histoire avec une grosse voiture, une jolie fille et des sandwiches.

Pour trouver la fréquence de France Bleu dans votre ville, suivre le lien ci-dessous :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/ 
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Samedi 9 février 2008
de-quincey.jpgDans une petite ville du nord-est de l’Allemagne, une série de meurtres terrorise les habitants. D’étranges similitudes apparaissent qui ne laissent aucun doute quant aux liens existant entre tous ces meurtres. Qui est donc responsable de ce bain de sang ? Quelles sont les raisons de cette folie ?
Malgré les questionnements de ce postulat de départ, nous ne sommes pas dans un une affaire policière au sens littéraire du terme. Aucun enquêteur ici pour élucider les meurtres. La nouvelle « Double assassinats dans la rue Morgue » d’Edgar Alan Poe, reconnue comme l’invention du récit policier, ne sera écrite que trois ans plus tard. Mais, partant de cette situation, Thomas De Quincey nous livre, par cette novella écrite en 1819, ce qui peut-être considéré comme l’un des premiers thrillers de l’histoire littéraire. À travers le témoignage d’un professeur en poste dans la ville au moment où les crimes sont commis, nous découvrons l’histoire par le regard des victimes de la tuerie. Ce ne sont là que les prémices du genre, mais De Quincey maîtrise l’art de captiver son lecteur et de le tenir en haleine jusqu’à la révélation finale. C’est aussi, comme le souligne Didier Daeninckx en quatrième de couverture, l’invention littéraire du tueur en série.
Thomas De Quincey a longtemps été considéré comme l’auteur d’un seul ouvrage : « Les confessions d’un opiomane anglais ». On mesure enfin aujourd’hui l’étendue et la modernité de l’œuvre éclaté et polymorphe de cet auteur écossais de génie, capable de s’attaquer à tous les genres et d’y réussir.
 
Le vengeur de Thomas De Quincey (traduit de l’anglais par M. Voline) - éd. Baleine, 108 p., 5 euros
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