Les catastrophes naturelles se suivent : cyclone en Birmanie, tremblement de terre en Chine.
Le roman de Matthieu Jung, sorti en 2007, reste d'actualité.
Pour son premier roman, La vague à l’âme, Matthieu Jung revient sur ce terrible événement qui marqua les fêtes de fin d’année en 2004 : le tsunami qui frappa les côtes asiatiques. Tout le monde se souvient des images de télévision passées en boucle, des scènes de dévastation, des milliers de morts que l’on n’arrivait plus à compter, de ceux qui avaient survécu, qui avaient tout perdu et dont les journalistes recueillaient les témoignages quand ils étaient encore groggy par le choc qu’ils venaient de subir.
Notre foie gras en était rance et le vin avait un goût de piquette cette année-là. Submergé par une vague de mauvaise conscience, le monde occidental s’est alors précipité au chevet du malade dans « un formidable élan de générosité qui a suivi » cette catastrophe. C’est plus précisément sur cet effet du tsunami, plus que sur le fait lui-même que se penche Matthieu Jung, sur cette orgie de don, cette générosité de conséquence, débordante, outrancière, forcée, poussée à l’absurde et peut-être, au final, vaine.
Matthieu Jung est un écrivain qui prend du recul, se documente, analyse, décortique et qui, par son roman, permet aux autres, nous, qui n’avons pas toujours le temps pour tout cela, de comprendre ce qui nous arrive. Sous cette plume, on sent le travail de l’auteur tel qu’il doit être, orienté vers le monde, pour pouvoir par ses mots nous le rendre lisible.
La vague à l’âme – Matthieu Jung (éd. Scali – 18 €)
Blanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de
paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :


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