Une nouvelle à lire

Nouveauté

couvbdb.jpgBlanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :

Bordeaux, quartier de Bacalan - été 1996 : Coquelicot, un ancien privé, et le Grand Francis, son ami d’enfance, gouttent une retraite paisible au comptoir du « Rendez-vous des chasseurs ». Mais l’annonce de la destruction de la Cité Lumineuse, cette grande barre qui longe la Garonne, va bouleverser leur vie.
Le quartier se vide peu à peu. Seuls quelques résistants luttent pour sauver leur immeuble et, dans l’ombre, certains sont prêts à tout pour faire échouer leur action.
Qui essaye de compromettre davantage la mauvaise réputation de ce quartier populaire ? Pourquoi ces meurtres ? Qui sont ces hommes qui obligent Coquelicot à reprendre du service ?

 

 

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Dimanche 25 mai 2008
Lus dans Télérama, ces mots d'Aurélien Ferenczi, chroniqueur cinéma aux propos parfois hermétiques au piètre cinéphile que je suis, au sujet de la sortie en DVD de Stranger than paradise de Jim Jarmush.

"Du coup, Stranger than paradise, avec ses cadres léchés et ses saynètes pince-sans-rire, s'apparente moins à un undergound pré-Sundance qu'à une certaine esthétique "mittel-Europa" entre Kaurismäki et la nouvelle vague tchèque"

J'étais assez rassuré dans la première partie de la phrase, mais, à partir d'underground, je me suis senti largué, exclu du cercle restreint des happy few abonnés de la Cinémathèque française pour lesquels Aurélien Ferenczi écrit sans doute.

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Mercredi 21 mai 2008
J'assistais hier soir, au Théâtre du Vieux-Colombier, à la générale de Yerma, drame de Federico Garcia-Lorca.
Yerma est une jeune femme mariée depuis deux ans et qui ne parvient pas à donner d'enfant à son mari, un homme de la terre, dur au labeur. Yerma se désespère de ce ventre sec, de ce corps stérile.
Garcia-Lorca donne une image de la condition féminine dans cette Espagne rurale des années 30, fermée, ancrée dans un mode de fonctionnement séculaire, "se lever, manger son pain, travailler et mourir", aveuglée par l'obscurantisme des croyances païennes et la contrainte de la foi. Mais le texte de Garcia-Lorca est universel, car c'est la nécessité d'enfanter, la pression sociale, la difficulté d'aimer qui sont les thèmes de cette de cette pièce. Au-delà du territoire ibérique. Et la mise en scène de Vicente Pradal le souligne en mélangeant la musique, la danse, le chant et le jeu. Sévillane, Flamenco viennent rythmer le spectacle, apporter des respirations dans un texte à la tension certaine mais dont le sujet grave ne pèse pas cependant sur le public. Saluons le savoir faire de Garcia-Lorca en la matière qui sait glisser de l'humour dans son texte quand il le faut, et la mise en scène de Pradal, aussi, qui a su souligner l'universalité du texte en remplaçant l'accompagnement attendu de la guitare flamenca par celui du piano et ne pas tomber ainsi dans l'espagnolade.


voir la présentation sur le site de la Comédie française
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Lundi 19 mai 2008
Certains connaissent peut-être Nicolas Beaujon, financier français du XVIIIe siècle, né à Rouen en 1718 et mort en 1786, ancien propriétaire du palais de l'Élysée qu'il vendit en viager à Louis XVI. Il était également l'heureux propriétaire du tableau « Les Ambassadeurs » de Hans Holbein (1497-1543), tableau aujourd'hui visible à la National Gallery à Londres, et qui vaut, pour son anamorphose au premier plan, à lui seul le voyage outre-manche. C'est ce tableau qui inspira à Henry James (1843-1916) son roman, « Les Ambassadeurs ».
Il y a beaucoup à découvrir dans les musées. C'est ce à quoi nous convie Nicolas Beaujon, un autre cette fois-ci, né en 1964 à Mont-de-Marsan, à travers un roman plein d'humour : « Le patrimoine de l'humanité ». Mais c'est l'envers du décor qu'il nous propose, une sorte de « Racines et des Ailes » version trash, à travers les débuts dans la profession d'agent de contact (gardien de musée) du narrateur qui passe ce concours de la fonction publique tout en rêvant de devenir une Rock Star.
Nicolas Beaujon a sans doute lui-même travaillé dans un musée pour en tirer ces pages à la fois drôles (les lettres des syndicats ont-elles vraiment été inventées par l'auteur ? Elles valent à elles seules le détour. Ne passez pas non plus à côté de la scène du colis suspect), amères, désespérées (par le formatage administratif du personnage) tout en témoignant d'une certaine tendresse pour ce milieu.
Nicolas Beaujon aurait pu se contenter d'un récit en forme de journal de bord relatant des anecdotes truculentes de la vie dans un musée mais il va plus loin, montrant la transformation du personnage qui finit par reléguer ses rêves au second plan pour embrasser pleinement sa carrière d'agent de contact.
L'histoire couvre les années 1987 à 1992. L'année 1990 est certainement la plus marquante, la plus désespérante aussi : il n'y a que des pages blanches.

Le patrimoine de l'humanité de Nicolas Beaujon - éd. le Dilettante, 224 p., 16 euros


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Jeudi 15 mai 2008
La Gabare, blog du Périgord, parle de Blanche de Bordeaux.


voir La Gabare
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