Mardi 17 juin 2008
4e jour
Je flane dans le quartier de Shinjuku. Le soleil brille, plombe même l'atmosphère d'une humidité qui monte du sol dont le ciment, le bitume transpirent encore des pluies incéssantes de la veille. La lumière est aveuglante( Il faut absolument que je m'achète des lunettes de soleil). Le bruit est assourdissant. Le bruit ne s'arrête jamais ici semble-t-il : slot machines, pachinko, speakers des boutiques qui interpellent les passants de leur porte-voix, écrans géants qui diffusent des clips musicaux de groupes de rock japonais entrecoupés de publicités, klaxons, scooters qui filent entre les voitures, bruit de train de la JR line qui traverse le quartier...
Je flane dans le quartier de Shinjuku. Le soleil brille, plombe même l'atmosphère d'une humidité qui monte du sol dont le ciment, le bitume transpirent encore des pluies incéssantes de la veille. La lumière est aveuglante( Il faut absolument que je m'achète des lunettes de soleil). Le bruit est assourdissant. Le bruit ne s'arrête jamais ici semble-t-il : slot machines, pachinko, speakers des boutiques qui interpellent les passants de leur porte-voix, écrans géants qui diffusent des clips musicaux de groupes de rock japonais entrecoupés de publicités, klaxons, scooters qui filent entre les voitures, bruit de train de la JR line qui traverse le quartier...
Shinjuku, salle de pachinko
Je marche durant des heures captivé par l'activité, les bruits, les odeurs. Je m'arrête face à un atroupement
devant une salle de spectacle un peu miteuse. Des dizaines de personnes agées s'apprêtent à assister à un concert donné par un couple de Peter et Sloane japonais. Il n'est pourtant que onze
heures du matin. Plus loin, j'observe un groupe d'adolescentes, en short et bas résille, acroupies au milieu de la rue. Elles sont jolies comme beaucoup de jeunes tokyoïtes. Je ne comprends pas
ce qu'elles font à discuter au milieu du carrefour, assises en cercle. Il ne se passe pas deux minutes avant que trois policiers en civil ne viennent contrôler leurs papiers et leur demander de
déguerpir.
(Pour voir les jeunes filles en photo, il faut laisser des commentaires ou bien téléphoner au 0855 785 987 - 14,50 euros la
minute, c'est pour payer les vacances)
A quelques mètres de là, entre deux bâtiments, dans une venelle étroite et craseuse, quelqu'un travaille, racle, récure je ne sais quoi. Je me distrais aux détails insignifiants de la ville, à tout ce qui la compose et que les touristes ne voient pas. Il n'y en a pas dans ce quartier, du moins pas dans le dédale où je me suis engagé. Ils sont plus loin, sur les grandes artères, où se trouvent les grandes enseignes occidentales, les grands magasins qui ouvrent leurs portes dans des alignements d'employés qui saluent avec déférence les clients à leur arrivée.
En rentrant à l'hôtel, je passe devant une "smoking area". Ce spectacle m'attriste à chaque fois; Je ne peux m'empêcher de penser que bientôt, certains voudront imposer ça chez nous.
A quelques mètres de là, entre deux bâtiments, dans une venelle étroite et craseuse, quelqu'un travaille, racle, récure je ne sais quoi. Je me distrais aux détails insignifiants de la ville, à tout ce qui la compose et que les touristes ne voient pas. Il n'y en a pas dans ce quartier, du moins pas dans le dédale où je me suis engagé. Ils sont plus loin, sur les grandes artères, où se trouvent les grandes enseignes occidentales, les grands magasins qui ouvrent leurs portes dans des alignements d'employés qui saluent avec déférence les clients à leur arrivée.
En rentrant à l'hôtel, je passe devant une "smoking area". Ce spectacle m'attriste à chaque fois; Je ne peux m'empêcher de penser que bientôt, certains voudront imposer ça chez nous.
smoking area
Blanche de Bordeaux est mon premier roman, c'est aussi un polar noir. Il vient de
paraître aux éditions du 28 août (Jean-Paul Gisserot). En voici la quatrième de couverture :



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